Réflexions sur la Paracha de la semaine
« entre Parane et Tofel, Lavan, Hatsérot et Di-Zahav / assez d’or »
Devarim / Devarim 1,1

Quand une personne faute, que nous en soyons protégés, alors en fonction de sa transgression disparaît et se dissimule le Point Supérieur, le flux divin. Et il n’éclaire plus vers le Point Inférieur, le récipient. Ce qui se rapporte à cette notion de séparation. C’est l’essentiel du dommage causé par toutes les fautes, que nous en soyons protégés. Et c’est à cause de cela que le Sanctuaire a été détruit. Il correspond au Point Supérieur qui s’est retiré vers le haut, et il n’éclaire plus comme il se doit vers le Point Inférieur. C’est cet aspect (Roch Hachanah 31.) ‘les dix voyages de la Shehinah / de la Présence’. Et alors toute notre vitalité est précisément dissimulée, lorsque la parole, qui donne de l’existence à tous les endroits éloignés de la sainteté, est cachée. Alors on doit crier : ‘Eihah / comment, hélas ?’, ce qui correspond à cette notion ‘Ayeh / où
est-Il ?’
Et c’est cet aspect des trois Shabatot, cette période de deuil qui commence le dix-sept du mois de Tamouz, lorsque les Tables de la Loi ont été brisées à cause de la faute du veau d’or. Moshe Rabenou les a brisées lorsqu’il a vu l’extrême destruction provoquée par des actes qui ne sont pas convenables, comme ceux avec le veau d’or, ce qu’est l’idolâtrie. Et (Yeshayahou 28,8) « toutes les tables sont remplies de crachat et d’ordure ; il ne reste plus de place ». Et aussi (Chemot 32,6) « ils s’empressèrent, dès le lendemain, d’offrir des holocaustes ». Parce qu’ils se livrèrent à l’idolâtrie pour se pervertir. Comme nos Sages ZL l’expliquent et selon le commentaire de Rachi. Alors Moshe Rabenou a brisé les Tables, et Hachem, béni soit-Il, a acquiescé son geste (Shabat 87.). Car avec la brisure des Tables, il a fait une merveilleuse réparation. À savoir qu’il a vu que présentement il n’était pas possible, d’aucune manière, de recevoir une quelconque sainteté de façon dévoilée. Mais seulement de manière voilée, au moyen de cet aspect de la demande et de la quête. Ce qui correspond à cette notion de ‘Ayeh’, cette parole cachée, qui fait vivre tous les endroits éloignés, même ceux qui sont considérés comme étant des ‘endroits souillés’. C’est cela cette dimension de la brisure des Tables.
Alors (Pessahim 87:) ‘les lettres se sont envolées vers le haut’. La sainteté s’est retirée vers le haut. Ce sont les lettres de la Torah, grâce auxquelles se fait l’essentiel du dévoilement de Son Honneur dans les Dix Paroles de la Création, dans les Dix Commandements. Grâce à cela, cet aspect de la recherche de ‘Ayeh’ est attiré pour permettre la réparation, pour nous enseigner que maintenant toute la réparation s’effectue précisément à travers la dissimulation et le retrait. Pour que quiconque qui veut avoir pitié de lui-même, quand il constate l’immensité de la destruction, il doit chercher et demander : ‘Ayeh / où est le lieu de son honneur ?’ Étant donné que Sa Gloire s’est beaucoup retirée et qu’elle s’est cachée. C’est la raison pour laquelle nous crions : ‘Eihah / hélas’, au milieu de la nuit et à Ticha BeAv, selon cet aspect mentionné de : ‘Ayeh’. Et alors durant cette ‘Période Intermédiaire’ toute la réparation s’effectue durant ces trois Shabatot, durant cette période où nous lisons les trois Haftarot de réprimande, pour éveiller Israël à la Techouvah / au repentir. Et l’essentiel de la repentence s’effectue alors grâce à cette quête de ‘Ayeh’ mentionné, cet aspect du cri de ‘Eihah’ (ces deux mots en hébreu sont formés avec les mêmes lettres).
Et c’est pourquoi ces trois Shabatot correspondent aux Trois premières Sefirot. Elles correspondent à la parole cachée, l’aspect du Point Supérieur, qui correspond au Trône qui est caché, etc. Ce qui correspond à la voyelle Ségol, elle est formée de trois points. Parce que les trois premières Sefirot sont toutes incluses dans l’aspect de Keter / la Couronne, la parole cachée. Selon (Haguigah 13.) ‘ne recherche pas dans ce qui te dépasse’. Selon (Devarim 4,32) « d’une extrémité des cieux, jusqu’à l’autre extrémité des cieux », cet aspect des sept jours de la Construction, etc., les sept jours de la Création.
Et la règle générale, c’est que l’essentiel de la réparation est grâce à l’harmonie entre le Soleil et la Lune, entre Moche et Yehoshoua. Ce qui représente le Point Supérieur et le Point Inférieur. Ce qui se produit lorsque l’on soumet la descendance d’Amalek, cet aspect de l’impulsion du sang dans le ventricule gauche du cœur. Et alors le Point Supérieur éclaire dans le Point Inférieur, de la sorte Moshe éclaire vers Yehoshoua à travers l’aspect du Vav à l’intérieur de la lettre Alef. Et alors se complète le Alef et se forme le mot Adam / l’Homme pour siéger sur le Trône. Mais tout cela arrivera à sa plénitude lorsque le Sanctuaire sera rebâti, ce qui se rapporte au Point Supérieur.
Mais au moment de la destruction, ce qui correspond à cette période ‘d’entre les détresses’, alors la réparation s’obtient uniquement au moyen du cri ‘Eihah’. Cet aspect de la quête de ‘Ayeh’. Mais cela également, il est impossible de le mériter seulement grâce à la sainteté du Shabat. Car alors cette notion de ‘Ayeh’ éclaire. Et alors on a le mérite de s’élever là-bas dans la sainteté. Car alors cette élévation est celle de tous les mondes, jusque vers la Parole cachée. Et avec cette force, il devient possible d’attirer de la sainteté du Shabat vers les six jours profanes, pour mériter un repentir complet, même pour ceux qui sont tombés très bas, ceux qui correspondent aux exilés spirituels. Pour qu’ils puissent trouver Hachem, béni soit-Il, grâce à cette demande et à cette recherche de ‘Ayeh’ / où se situe le lieu de Son Honneur ? C’est lorsque la personne se voit elle-même très éloignée, à cause de ses actions très méprisables. Là où il est tombé, que nous en soyons protégés, dans ces notions des ‘endroits souillés’. Mais même alors, il convient de ne pas désespérer de soi-même d’aucune manière ! Mais il faut demander, exiger et rechercher depuis cet endroit : où se situe le lieu de Son Honneur, béni soit-Il ? De là, la descente elle-même pourra être transformée en une élévation vers le but ultime, une descente pour une plus grande montée.
Et après Ticha BeAv nous lisons les sept Haftarot de consolation. Parce qu’en raison du deuil de la collectivité d’Israël, durant les trois Semaines et le Neuf de Av, nous avons attiré cette notion de la reconstruction du Sanctuaire. Et nos Sages ont dit (Taanit 30:) ‘quiconque s’endeuille sur Jérusalem mérite et voit sa joie’. Comme il est rapporté dans les Livres : qu’à la fin du jour de Ticha BeAv germe la pousse de la corne du Mashiah. Et alors Hachem, béni soit-Il, nous console avec toutes sortes de consolation, ce que sont les sept Haftarot de consolation que nous lisons depuis Shabat Nahamou jusqu’à Roch Hachanah. À partir d’elles commence l’adoucissement de la colère provoquée par la faute du veau d’or. Et ainsi s’éclaire comme il se doit le Point Supérieur dans le Point Inférieur. Cela grâce au Vav qui représente l’essentiel de la réparation. Et nous lisons tout cela avant Roch Hachanah et les Dix jours de pénitence. Car l’essentiel de la sainteté de ces jours, c’est grâce à ces Shabatot durant lesquels on lit ces Haftarot. Ainsi, l’essentiel de la réparation s’obtient grâce au Shabat, comme mentionné. C’est pourquoi ensuite nous lisons précisément les deux Haftarot de repentir, c’est-à-dire le repentir sur le repentir. Cette notion mentionnée (Shabat 118:) ‘si seulement Israël gardait deux Shabatot d’affilée’.
Et il s’agit d’une notion connue, que toutes les réparations avec lesquelles Israël est occupé à Roch Hachanah et Yom Kipour, tout se parachève à Chemini Atseret et à Simhat Torah. Car c’est alors l’essentiel de la conclusion de la réparation et des unifications. Alors, on termine la lecture de la Torah et on la recommence à nouveau avec Berechit / au commencement, etc. Et on conclut durant Shabat avec la Parachah Vayehoulou / et furent achevés. Car c’est cela l’essentiel de la fin de toutes les réparations avec lesquelles nous avons été occupés depuis le mois de Eloul et Roch Hachanah jusqu’à présent, pour mériter que tout Israël commence à accomplir la Torah à nouveau, de revenir au repentir, pour chaque individu depuis n’importe quel endroit où il se trouve. Afin d’attirer sur nous la maîtrise de la Loi, comme mentionné. C’est-à-dire ‘cette expertise lors de l’élévation et l’expertise en reculant’. Cette notion (Psaume 139,8) « si je monte au ciel, Tu es là-bas, et si je me couche au séjour des morts, Te voilà ». De la sorte on complète le Alef et se forme le mot Adam / l’Homme pour siéger sur le Trône. Parce que tout est attiré grâce à la sainteté du Shabat. Alors s’éclaire ce que représentent Moshe et Yehoshoua. Avec cela on conclut la Torah, lorsque Moshe Rabenou meurt et il disparaît. Et (Devarim 34,9) « Yehoshoua, fils de Noun, était plein de l’esprit de sagesse, parce que Moshe avait posé ses mains sur lui ». Et l’on conclut (ibid. 12) « ainsi qu’à cette main puissante, et à toutes ces imposantes merveilles, que Moshe accomplit aux yeux de tout Israël ». C’est lorsqu’il a brisé les Tables à leurs yeux.
Car c’est là toute l’impressionnante bravoure de Moshe Rabenou, plus encore que tous les prodiges qu’il a accomplis. Comme cela se comprend, selon les explications de nos Sages ZL, qui ont commenté ce verset : ‘qu’il a brisé les Tables’. Il s’agit d’une merveilleuse nouveauté. Car ainsi il a attiré ce qui correspond à la réparation de ‘Ayeh’, et grâce à cela il y a un grand espoir, même pour tous ceux qui sont tombés très bas, dans des ‘endroits souillés’. Ce que sont les pensées très méprisantes d’adultère et de débauche, d’hérésie, les doutes et les tortuosités dans le cœur contre Hachem, béni soit-Il. Ou différentes questions qui se rapportent à l’idolâtrie, etc. Malgré tout, pour eux aussi, il y a un espoir s’ils veulent utiliser cette demande mentionnée de ‘Ayeh’. C’est ce qui a été rendu possible grâce à la brisure des Tables. Et ainsi ensuite on commence avec Berechit / au commencement, il s’agit d’une parole cachée correspondant à ‘Ayeh’. Et l’on conclut avec le Shabat. Il représente l’essentiel de la réparation grâce à sa sainteté.
C’est pourquoi Moshe Rabenou a disparu, le jour de Shabat à l’heure de Minhah, au moment de (Zohar 88:) ‘la Volonté des Volontés’. Car il a attiré la réparation mentionnée pour tous ceux qui sont tombés et se trouvent encore éloigné. Étant donné qu’il a disparu dans une impressionnante sainteté correspondant à ‘Ayeh’. Car (Devarim 34,6) «aucun homme ne connaît sa sépulture ». Car là-bas se trouve (Kli Yakar, Chemot 25) ‘le but ultime de la connaissance : savoir que l’on ne sait pas’. Et à partir de là-bas se prolonge le rayonnement vers ce que représente Yehoshoua. Afin de pouvoir éclairer tout Israël à travers cette voie, pour fortifier, éveiller et soutenir tous ceux qui sont tombés très bas. Afin qu’ils ne désespèrent d’aucune manière. Mais également, qu’ils se mettent à la recherche et réclament où se situe Son Honneur, dans cette dimension de ‘Ayeh’, qui est le lieu de Son Honneur.
Jusqu’à ce qu’ils aient le mérite, à chaque fois, de Le trouver. Afin qu’Il fasse rayonner Sa Face vers eux et qu’ils puissent prier eux aussi. Comme cela est connu pour quiconque a commencé à pénétrer dans ces saintes voies : que même s’il lui semble s’être extrêmement éloigné, au point où il lui est impossible de prier. Malgré tout, lorsqu’il se fortifie, s’interroge et cherche ‘Ayeh’, le Nom de Hachem, béni soit-Il, va l’aider. De la sorte, lui aussi peut prier un peu, et s’il reste fort avec cela tous ses jours, son ultime fin sera bonne pour l’éternité. Et tout cela correspond à la maîtrise de la Loi, que l’on attire grâce au véritable Juste, celui qui correspond à Moshe Rabenou, qui nous a fait connaître la sainteté du Shabbat. Ce qu’est l’aspect du repentir sur le repentir, où qu’il se situe, chacun à son niveau. Dans l’élévation aussi bien que dans la descente, jusqu’à ce que tout Israël revienne vers Hachem, béni soit-Il. Car c’est grâce à cela que viendra la délivrance complète, rapidement et de nos jours, Amen Selah.
